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lundi, juin 17, 2013

Vu et bu à Vinexpo 2013

De retour à Vinexpo,  rencontre internationale du monde des affaires du vin. Salon hors norme avec ses 2400 exposants de 44 pays, ses 50, 000 visiteurs attendus et ses stands qui se louent... 750 euros au mètre carré! Premières impressions de cette journée d'ouverture du salon inaugué par le Ministre de l'Agriculture Stéphane le Foll et le maire de Bordeaux Alain Jupé (marchant à 50 m de distance l'un de l'autre)...

A part une dégustation des crus de Saint-Emilion 2010 (des vins concentrés boisés avec moulte watt), je me suis concentré sur les vins des pays émergents et du nouveau monde. Tour d'horizon de la planète vin version internationale standardisée. 

Pensant découvrir quelques vins de Chine,  je me rends avec curiosité au stand chinois. Malheur, point de vins ici mais des alcools douteux à base de maïs. Rien d3 tel pour se cramer le palais d'entrée de jeux!

Détour ensuite par l'Inde, pour découvrir que le stand n'existe pas à l'endroit indiqué. 

Boosté par les effluves du brulis chinois, c'est au tour du Brésil de nous montrer ce qu'il a suis le capot! Dégustation d'une série de cremants du sud du pays (certains à base de Muscat ou de Chardonnay). Des
élevages courts donnant des vins simples à la bulle grossière et sans grand intérêt. Un blanc sec à base de Sauvignon et Muscat était un peu plus intéressant mais la culture du vin n'est pas très développé au Brésil (consommation annuelle d'environ 2 litres par habitant dont les 75% sont issus de plant non vitis vinifera!). En tout accueil très chaleureux à l'image du dynamisme économique de ce pays émergent.

Après un détour raté par le stand du Mexique, où personne a daigné nous adresser la parole alors que nous étions plantés sous leur nez, on se dirige vers l'Argentine et plus précisement le vignoble de Patagonie. Dégustations de Chardonnay, Pinot Noir et Malbec. Les rouges sont du style costaud avec des degrés d'alcool à plus de 14% pour le Pinot Noir et plus de 15% pour le Malbec. Les vins "del fin del mundo" sont cultivés sur pas moins de 1000 ha et résolument tournés vers le marché des cépages internationaux pour un public amateur de sensations boisées. Vous l'aurez compris, pas trop mon truc....

Pour finir en beauté cette journée intense, détour par le Japon avec une dégustation de saké. Au programme, deux sakés seulement mais un beau moment pédagogique. Petite apartée sur la préparation du riz pour ne garder que la part plus riche en amidon (un 40% et même chose très rare un 23%, ce qui veut dire que respectivement 60% et 77% du grain de riz a été écarté, le reste étant donné comme nourriture pour animaux).

Vinexpo, salon des professionels du vins et des spiritueux, est bien sûr très business. On scanne en permanence du regard ou par le biais d'instruments électroniques votre badge. Les gens courrent de partout et cette année j'ai noté une forte présence d'acheteurs en provenance d'Asie (Chine en tête) et moins d'Europe Centrale et de Russie... La crise économique se faisait toutefois ressentir en filigrane (moins de cadeaux, d'objets marketing gracieusement offerts, un salon écourté d'une journée).

Une fois de plus, les acteurs étaient tous réunis à Bordeaux pour tater le pouls de la planète vin. Reste à savoir si ces marchés émergents (les fameuix pays BRIC) vont véritablement décoller et connaitre un engouement pour des vins aux cépages internationaux ou si un public averti privilégiera des vins de terroir ayant une vraie histoire.




lundi, juin 22, 2009

Vinexpo 2009 c’est (re)parti !

Ça y est ! Le mastodonte est de nouveau en marche ! Vinexpo se tient à Bordeaux du 21 au 25 juin 2009. Quelques chiffres vous donnent l’ampleur du salon : 2400 exposants sur plus de 40 000 m2 de stands ; 48 pays représentés (France, Italie et Espagne couvrant cependant à eux seuls 80% de la surface des stands). On s’attend à voir défiler 45 000 professionnels ; 70 000 bouteilles seront ouvertes (sans modération !) ; 200 000 verres utilisés. Sans parler du désastre écologique de toutes ces brochures papiers jetés sans être lues…

Pour ma part, affronter la bête c’est en tant que journaliste vin que j’arpente les allées à la recherche de vins surprenants et généralement inaccessibles. Des pauses régulières au « Press Centre » permettront de me rebooster et soigner mes crampes !

Je commence mes deux journées sur place par une rencontre-débat inédite : six meilleurs sommeliers du monde réunis dans une même salle pour parler de l’avenir et des défis de la sommellerie dans un monde globalisé et en perpétuelle mutation.

Andreas Larsson (2007), Olivier Poussier (2000), Philippe Faure-Brac (1992), Serge Dubs (1989), Giuseppe Vaccarini (1978), Piero Sattanino (1971) partageront chacun leur vision du métier. Pour Serge Dubs, le sommelier reste avant tout au service du client, un homme de salle de restaurant. A Vaccarini de rappeler les débuts de la sommellerie où le sommelier était en contact direct avec les vignerons de sa région qu’il recevait régulièrement dans son restaurant. Olivier Poussier de conclure sur l’importance de réussir à protéger le nom de « sommelier » afin que quiconque ne puisse user de ce titre sans en avoir toutes les qualifications requises.

C’est ensuite déambuler aux hasards des allées pour aller à la rencontre des Riesling minéraux allemands (très belle définition et pureté), des vins brésiliens (caricature d’un style qui se perd dans une hyper-modernité au style boisé et alcooleux), des vins turcs (en recherche d'identité entre une viticulture avec des cépages internationaux vinifies par des oenologues français comme Stéphane Derenencourt et un ancrage dans les cépages locaux et les vignes pluricentenaires qui n'ont pas besoin d'irragation comme conseillé par Claude et Lydia Bourguignon).


Enfin, c’est un retour aux classiques avec la dégustation en primeur des Grands Crus Bordelais 2008 (Giscours caracolle en tete) et la (re)découverte d’un cépage souvent dénigré : la Barbera. Animé d’un nez de maître, Bernard Burtschy nous initie à la complexité, à la mutation de la Barbera au fil du temps et à sa capacité à faire de grands vins de garde.

Quelle multitude de styles entre :

• une Barbera pur fruit (cerise, framboise) d’une remarquable buvabilité (ses 14.5% d’alcool passe littéralement inaperçu) comme la Barbera d’Asti DOCG « Carbuné » 2008 de Franco Roero ;
• une Barbera plus dense et profonde, cistercienne, voire austère, parcourue par une trame acide fine et tranchante aux délicates notes végétales et poivrées comme la Barbera d’Asti DOC 2007 de La Cantina Sociale Barbera d’Asti dei Castelli ;
• une Barbera magistrale, tout en complexité et fondu où soyeux, harmonie d’un boisé parfaitement intégré et toucher de bouche vous font frissonner de plaisir tout en retenue comme dans la Barbera d’Asti DOC Superiore « Sei Vigne Insystesis » 2004 de la Cantina Sociale di Vinchio Vaglio Terra

Vous l’aurez compris, Vinexpo reste un rendez-vous incontournable pour le commerce mondial des liquides glycéroleux et ces quelques jours intenses où la planète vin vibre autour d’un tout petit lac continuera de faire des vagues qui viendront lécher plus d’un continent.

mardi, juin 19, 2007

Vinexpo, petit tour de la planète vin à pieds!

A Vinexpo, il suffit de prendre les jambes à son cou pour arptenter les quelques 4ha de stands pour profiter de goûter le maximum de vins étrangers, les plus exotiques possible. Pas moins de 45 pays sont représentés. Les expériences ne sont pas toujours heureuses mais toujours enrichissantes pour compléter sa culture vin. Ainsi j'ai voyagé depuis la Moldavie, la Hongrie, à la Grèce en passant par le Japon (saké).

A ma grande déception il ne m'a pas été possible de déguster des vins chinois non présents sur le salon. Certaines multinationales qui en produisent en Chine n'ont pas jugé bon d'amener quelques échantillons. Ca trahira certainement le niveau qualitatif des vins au jour d'aujourd'hui...

Dans l'ensemble, je n'ai pas été impressioné par ce que j'ai goûté mais j'ai fait quelques belles découvertes.

Les moldaves présents mettaient en avant quasi uniquement que les cépages internationaux (cabernet sauvignon, syrah, merlot et chardonnay) en faisant subir à leurs vins un élévage boisé brutal. Dommage qu'ils ne prennent pas à coeur de défendre leurs propres cépages. Exception faite avec présence du cépage bastardo qui marque les esprits de par sa rusticité!

La Hongrie avec ses Tokaji a largement relevée le niveau d'ensemble. Avec ne très belle mise en avant des cépages hongrois (entre autres le Furmint), j'ai pu goûter de très beaux Tokaji à 5 et 6 pluttonyos. Un producteur passioné m'a expliqué de long en large leur processus de fabrication (ils ont opté pour ajouter les raisins botrytisés qu'une fois le vin de base de Furmint terminé). Ces "vendanges tardives" avaient toute de superbes acidités. Un régal.

La Grèce m'a agréablement surpris dans son approche en valorisant les cépages autochtones: Moschofilero et Assyrtiko (blancs), Xinomavro et Agiorgitika (rouges). J'ai particulièrment apprécié les blancs des régions septentrionales qui présentaient une superbe fraîcheur. Les rouges m'ont moins convaincu, notamment par un excès d'élevage bois. Le Xinomavro est un cpage à la très forte personnalité qui mérite du temps ou un assemblage pour être dompté.

Le Japon enfin avec ses sakés mémorables. Ceci a fait l'objet d'un autre article (voir ici)...

lundi, juin 18, 2007

Offensive de Mme Lagarde à Vinexpo

Lundi matin à 10h a eu lieu à Bordeaux l'ouverture officielle du 14ème salon international du vin, Vinexpo, ou 50.000 professionels sont attendus sur les 40.000m2 de stands. Prenant la parole après M. Alain Juppé, maire de Bordeaux, Madame Christine Lagarde, Ministre de la l'Agriculture et de la Peche, a prononcé un discours offensif pour relancer la viticulture française.

Issue du Ministere du Commerce Exterieur, Mme Lagarde a fortement orienté son discours sur l'export en s'adressant notamment directement à M. Tong, Haut commissaire des Douanes de Hong-Kong, invité de marque de la prochaine édition du salon en Asie en mai 2008. La Ministre a demandé à son hôte de réduire de 50% les droits de douane (qui sont pourtant passés en fevrier dernier de 80% à 40%), afin de développer les exports de vins français en Asie.

Mme Lagarde s'est engagée à passer 17% de son temps sur le secteur viticole, clin d'oeil à la part du PNB des vins par rapport a celui de l'agriculture française.

Défendant clairement la dimension culturelle du vin, elle constate que le secteur se porte "un peu mieux qu'en 2005", année qui marquait la 6ème année consecutive de chute des exportations des vins français.

Sur le plan national, elle a souligné que les priorites seront axées sur une simplification de la filière, une meilleure lisibilité de l'offre ("il faut savoir plaire aux néophytes") et moderniser les entreprises par le biais d'un fond à capital d'investissement.

Sur le plan européen enfin, elle travaille sur une serie de contre-propositions aux réformes de l'OCM qu'elle présentera à la Commission le 4 juillet prochain. "Si l'OCM a besoin d'etre réformée, le tout liberal est une mauvaise chose", a-t-elle déclaré. Il faut continuer à défendre l'indication géographique et débattre de nouvelles pratiques oenologiques contestables (notamment l'usage de copeaux de bois). Et la Ministre citant Pierre Dac de conclure, "mieux vaut boire du vin d'ci que l'eau de là!"

samedi, juin 16, 2007

Vinexpo en quelques chiffres

Demain s'ouvre à Bordeaux aux professionels la grande messe internationale du vin, Vinexpo. 4ha de stands dédiés aux vins et spiritueux attendent les quelques 50 000 visiteurs sont attendus du 17 au 21 juin (la surface du Parc des Expo de Bordeaux Lac étant elle de 10ha!).

45 pays seront représentés pour un total de 2400 exposants. La France est le premier pays présent sur le salon. Viennent ensuite l'Espagne, l'Italie, le Portugal, le Chili et les Etats-Unis. Fait remarquable: c'est la première fois que l'Espagne détrône l'Italie au poste de second, signe du fort dynamisme de ce pays.

Le salon sera rythmé par près de 100 évènements: dégustations commentées, conférences et débats...

Les retombées économiques attendues s'élèvent à plus de 60 millions d'Euros.

Inauguration du salon par Alain Juppé, maire de Bordeaux le 17 juin.