samedi, avril 16, 2011

Mes mots du vin...

Je vous conseille très vivement la lecture du supplément du numéro 100 du "Le Rouge & Le Blanc". Dans une démarche intime et touchante, les dégustateurs du R&B parlent chacun à leur tour d'une voix personnelle de leur vision du grand vin.

Un fois de plus Frank Sauvey (lire aussi ici) offre une vision du vin qui me parle beaucoup. Extrait: "La sensation d'énergie n'est pas 'séduisante', pas 'agréable', elle est frappante. C'est un choc émotionnel, réjouissant par sa dynamique, sa vitalité. (...) Les grands vins vivants ont cela en commun: ils nous emmènent par l'évidence de leur présence, qu'elle soit faite d'énergie ou d'autre chose."

Des moments rares de partage qui donnent envie de (re)formuler sa vision personnelle du grand vin authentique et vivant. Timide essai de mettre des mots, mes mots, sur ce qui touche à la partie la plus intangible et immatérielle de la dégustation: l'émotion.

J'ai déjà évoqué ici l'importance de la transparence. J'aurais envie aujourd'hui d'insister sur l'importance du toucher dans ma façon de déguster.

Au fil du temps je m'éloigne de l'idée d'une quête (trop souvent compétitive) d'une liste (la plus longue possible) d'arômes pour aller à l'essentiel: vider sa tête et se recueillir devant les sensations tactiles et vibratoires de notre langue, de notre bouche toute entière. Rempli par la sève d'un vin vivant, le silence s'impose tout naturellement. Notre corps frissonne face à ce ballet d'ondes inconnues et pourtant si familières. Le grand vin s'entrevoit par petites touches, des petites tâches de lumière évanescentes mais si inoubliables.

vendredi, février 11, 2011

La vie en... rouge

12 mecs, 8 rouges et 1 kebab! Voici en trois chiffres le programme de la soirée chez Vins & Terroirs à Haguenau. Dégustation à l'aveugle (of course), les vins ayant été carafé
une heure en moyenne.
  1. Arbois Trousseau "Singulier" 2009 - Stéphane Tissot (18.90€)
    Comme toute mise en bouche, elle est souvent difficile. Nez assez discret, peu causant. Attaque sur la sucrosité. Bouche dissociée: alcool, astringence, finale amère chaude. Effet millésime se fait sentir. Peu de buvabilité. Moyen -

  2. Coteaux du Languedoc St Georges d'Orques "della Francesca" 2007 - Dom. Lamarfée (18.90€)
    Nez tout en contraste avec le précédent avec une explosion acidulée de cassis, (macération carbonique?) d'herbes aromatiques avec une très belle évolution sur le basilic. Re-contraste en bouche avec une superbe digestibilité, peu d'alcool, des tanins mûrs et une finale allongée et saline. Bien+

  3. Givry 1er Cru Clos Jus 2008 - François Lumpp (24€)
    Ze vin classe de la soirée. Nez qui pinote à souhait avec ce mélange subtil de notes animales et minérales. Une vraie invitation au plaisir. La bouche construite sur une superbe trame acide est d'une finesse remarquable, de la dentelle, très aérienne. Très belle longueur pour ce vin pas du tout démonstratif. La bourgogne classe comme je l'aime. Fera pâlir bien des grands crus de la Cote de Nuits. Très Bien +

  4. Chinon Coteaux de Noiré 2007 - Philippe Alliet (29.50€)
    Nez qui mérite encore un peu d'aération: notes de boisé, de poivron. Même constat en bouche même si la belle fraîcheur globale est salvatrice. Il faudra attendre quelques années que l'alcool se fonde, les tanins se veloutent. Bien -

  5. Clos de la Roche Grand Cru 2006 - Armand Rousseau (90€)
    ça re-pinote. Quelle classe! Avec une complexité en plus par rapport au Givry: notes de tabac... Bouche plus puissante que chez Lumpp avec une vraie identité construite autour de notes épicées, marqueur du terroir? Par contre le prix me laisse rêveur. Très Bien -

  6. Hermitage Marquise de la Tourette 2007 - Domaine Delas (55€)
    Syrah, yes, yes, yes. Quel nez de violette et de poivre. Un régal. La bouche est tout en minéralité enrobée de notes épicées. La finale est la plus saline de la dégustation. La salivation finale n'en finit pas. Très Bien

  7. Châteauneuf du Pape 2008 - Beaucastel (58€)
    Un vin trop jeune à l'évidence. Nez fermé avec une pointe d rafle (vinification en vendanges entières?) Apparemment pas, mais vinification "flash détente" tout de même. A ce stade, tout ça me paraît un peu extrait, violenté mais sans doute parce que nous sommes en présence d'un vin très jeune. Même constat avec une bouche qui n'est pas en place: réglisse, alcool, vanille, pointe de verdeur. Tout défile sans une harmonie d'ensemble. Alors il faudra être patient de longues années. Tout comme le 2007 dégusté précédemment (lire ici). A regoûter

  8. Châteauneuf du Pape "Cacrau" 1998 - Vieux Télégraphe (90€)
    Le temps a métamorphosé ce vin. Un monde le sépare du millésime 2007 (lire ici). Ici le nez fait frissoner avec ses notes de tabac, de cuir et animales. La bouche est tout en velours et délicatesse. L'alcool et l'élevage se sont parfaitement intégrés. Un grand vin sudiste dans toute sa splendeur. Comme quoi, il faut savoir attendre les vins "plus plus". Très Bien
Conclusion: Il n'y a pas de grands vins qui ne se s'inscrivent pas dans le temps.

samedi, octobre 23, 2010

Domaine de la Tournelle (Arbois)

Formule jurassienne originale, la dégustation au domaine se fait au café de la Tournelle! Dans une ambiance très conviviale, les guests de passage se voient servir les différents vins du domaine. Ce jour là c'est Pascal en personne qui est au commande. On ne compte plus le nombre de bouteilles ouvertes.

Je me suis limité aux blancs secs de ce superbe domaine en biodynamie. Prix TTC départ domaine.

1. Arbois Chardonnay Terres de Gryphées 2007- 9,20€
Sur un terroir assez lourd composé d'argiles et de marnes grises, ce vin offre une superbe tension avec de fines notes citronnées. Un vin qui se gardera bien et qui claque de pureté comme je les aime. Bien
2. Arbois Chardonnay Les Corvées sous Curon 2006 - 11,70€
Terroir magique composé de calcaires du lias. 1er nez sur une légère volatile dynamique qui s'affine à l'aération. La bouche est paradoxalement moins en place que pour le vin précédent et offre une étrange sensation de gras. A oublier en cave quelques années. Moyen +

3. Arbois Fleur de Savagnin 2008 - 12,60€
Vin ouillé qui à ce stade ce rapproche des Terres de Gryphées avec une bouche tout en tension minérale à la finale salinissime. Bien +


4. Arbois Fleur de Savagnin 2001
La comparaison n'est pas flatteuse pour le 2001. Réduction au nez et bouche fatiguée. Je n'y retrouve plus la tension du 2008. Bof
5. Arbois Savagnin de Voile 2006 - 14,50€
Non ouillé. Un 1er nez sur la pomme verte et le jus de citron qui nous fait saliver. Evolution sur la minéralité (cailloux). Bouche en contraste avec le nez avec les notes classiques d'oxydation (noix) et une acidité en retrait. Belle équilibre global et fera merveille sur un comté 24 mois. Bien

6. Arbois Vin Jaune 2003 - 35€
Nez de "jaune". Bouche offrant une belle longueur mêlant noix, notes salines et épicées (poivre). Finale sur les épices, voire un peu chaude (millésime). Bien-

7. Crémant du Jura Brut de Brut - 7,50€
Dommage que ce crémant soit légèrement dosé. Je l'aurai préféré en sec de chez sec. Mais bon rapport qualité/prix. Moyen+

Conclusion: un domaine à découvrir d'urgence pour ceux qui ne le connaissent pas encore. Le travail des sols et la persévérance dans les pratiques biodynamistes le fera sans aucun doute progresser toujours plus loin.

Domaine de la Tournelle
Evelyne et Pascal Clairet
5, Petite Place
39600 ARBOIS
Tél. 03 84 66 25 76
Fax 03 84 66 27 15
www.domainedelatournelle.com

samedi, octobre 09, 2010

Emotions minérales

Jean-Luc Lanoix a réuni 8 grands blancs pour nous aider à toucher du bout du palais la notion de minéralité. Malgré un rhume carabiné, je suis allé à la rencontre de ces grandes dames encore toute jeunes qui inspirent respect et méditation en cette soirée automnale...

  1. Bourgogne (blanc) 2008 - Domaine Michel Bouzereau (16€)
    A l'aveugle ce vin me fait penser à un savagnin ouillé. Certes, le boisé n'est pas encore fondu mais la bouche offre de beaux amers, du gras et une finale avec une belle tension et un zest d'agrumes. Dommage que la minéralité soit cachée sous le boisé de l'élevage. Moyen+

  2. Jura "Sursis" 2008 - Domaine Stéphane Tissot (22€)
    Une nouvelle cuvée du domaine car ces vignes de Chardonnay sont entourées de savagnin ultra majoritaire. 1er nez légèrement lacté voire crémeux mais des notes de cailloux prennent vite le dessus. En bouche on gagne en longueur, en volume. Des notes de pommes et poires blettes qui glissent sur une finale saline à souhait. Un vin austère comme je les aimes. Bien

  3. Riesling Grand Cru Kastelberg 2007 - Domaine Rémy Gresser (23€)
    Le nez qui commence à "pétroler" nous dévoile d'emblée la région et le cépage. En bouche, je suis gêné par les sucres résiduels (au moins 10 g/l?) qui confère à ce vin un surplus de richesse qui n'est pas soutenue par une trame acide suffisante. La finale est tannique et l'impression d'un vin ramassé, recroquevilé demeure. A garder. Moyen+

  4. Riesling Grand Cru Muenchberg 2008 - Domaine André Ostertag (26€)
    J'avoue que j'ai assez mal goûté ce vin ce soir. Le rhume n'aide pas à percevoir toute la classe du couple terroir-vigneron. Après une première bouteille légèrement liégieuse, un 2ème flacon est ouverte et servie à température ambiante (18 degrés). Le (ou mon) nez est globalement fermé à double tour, mais la bouche me titille par sa structure en paliers qui voudrait se dévoiler tout en longueur mais qui à ce stade est assez serrée. La finale sur des amers classes et des notes réglissées est de bonne augure. Ce vin est à garder absolument quelques années. Bien


  5. Meursault 1er Cru Perrières 2008 - Domaine Michel Bouzereau (65€)
    Le nez est encore marqué par le passage dans le bois mais offre une belle complexité. La bouche est un modèle des grands bourgognes: rectitude, ping-pong de gras et de salinité purissime. Finale mentholée. Là encore, le vin est un peu compact, resserré sur lui même mais on sent que tout est là pour en faire un grand vin "à frisson" dans quelques années. La grande classe. Très Bien.

  6. Pinot Gris A360P 2008 - Domaine André Ostertag (40€)
    Parcelle mythique située sur GC Muenchberg et longtemps recalé aux dégustations d'agréments pour manque de typicité du cépage (sans commentaires). Un nez lacté et caramel qui se complexifie à l'aération. La bouche est riche (25 g/l de S.R.?) mais sphérique à en donner le tournis. Quelle allonge dans ce vin. A garder et à boire avec un ris de veau truffé, tout simplement! Très Bien

  7. Pessac-Léognan (blanc) 2004 - Domaine Chevalier (60€)
    Quelle complexité aromatique: fruits exotiques (ananas), notes racées, sous-bois. La bouche marque une petite marque d'évolution à mon sens, mais le relais salin nous emporte si loin que l'on en oublie le reste. Je le vois bien sur un poisson noble à chair ferme (turbot, bar) cuit tout simplement sur sa peau croustillante. Ou pourquoi pas avec un homard! Bien+

  8. Bienvenues Batard Montrachet 2004 - Domaine Anne-Claude Leflaive (200€)
    Ze star de la soirée (je suis choqué par son prix). Nez empyreumatique envoûtant et pure. Un bouquet de végétal noble s'ajoute à l'ensemble. Toucher de bouche très classe avec un subtil mélange d'austérité et de mystère avec quelques tannins. Quelle longueur tout en salinité minérale. C'est très beau mais à ce prix... Très Bien

Conclusion: Un monde infini que celui des grands blancs. Plus on en boit, plus on a envie d'y regoûter. Comme si ces vibrations minérales étaient "addictives". Et cocorico, l'Alsace peut vraiment être au top et toujours à des prix raisonnables.

(c) Daniel L. pour les photos

dimanche, septembre 12, 2010

Chanterelles et Régnié, why not?

La saison des champignons bat son plein dans les Vosges! 2010, un grand millésime!

1,5 kg de chanterelles à tube et quelques bolets. Un vrai régal. Faire revenir les chanterelles dans un peu d'huile d'olive et d'ail et parsemer de persil plat. Faire cuire 7 minutes au bain marie dans une cassolette avec crème fraîche et un oeuf.

Dégusté avec un Régnié 2009 de Christian Ducroux. La vie est belle!

vendredi, août 20, 2010

Domaine Vincent Stoeffler

Rien de tel que pour se remonter le moral (voir visite du matin ci-dessous), que de rendre visite au domaine Vincent Stoeffler à Barr.

Accueilli super chaleureusement par Sandrine, nous allons re-re-re-regoûter la gamme des vins de terroir de ce domaine en biodynamie possédant une vaste gamme homogène et très convaincante et le tout avec des prix très très doux. En outre, la liste des vins indiquent par un indice allant de 1 à 5 si les vins sont secs. Bravo!

Parmi les rieslings lieu-dit sur 2008 nous avons goûté le Kronenburg et le Muhlforst. Deux expressions de riesling de terroir sec et racé, ma préférence aujourd'hui est allé au Muhlforst avec un surplus de dynamisme et une finale plus pure que le Kro' qui offrait une pointe de verdeur. Des vins a 8,80€. Avouez qu'il serait vraiment dommage de s'en priver!

Quant aux grands crus en 2008, match au sommet entre le riesling Grand Cru Schoenenbourg et le Kirchberg de Barr (toues les deux à seulement 13,40€, un vrai cadeau!). Le Schoenenbourg offre une bouche plus sphérique, plus dans l'opulence et un registre florale séducteur. Le Kirchberg est tout en droiture et minéralité tranchante. Un vrai régal de terroir.

Avant de terminer sur les pinots noirs, passage obligé par le Crémant d'Alsace Blanc de blancs Brut 2005 (10,80€): un quasi pur chardonnay qui ferait pâlir bon nombre de champagne de la cote des blancs. Quelle minéralité et droiteur en bouche! Son nez toasté est tout en finesse. Un grand régal!

Le Pinot Noir Lieu-dit Rotenberg 2008 (9,80€) est un régal de fruit dans le sens le plus noble du terme. L'expression la plus juste à mon sens d'un grand pinot noir alsacien. Une symphonie de fruits rouges (cerise) soutenue par des notes toniques de réglisse nous bercera bien longtemps après que la bouteille soit glouglou. Le Pinot Noir cuvée XXC (pour Vingt Cent = Vincent!) est plus dense, plus fermée. Je suis surpris d'apprendre que l'élevage est strictement identique entre ces deux cuvées. Mais ma préférence va clairement au Rot' avec son côté aérien divin!

Chapeau bas Vincent et toute son équipe pour tes vins de terroir qui font honneur à notre région. Tout en modestie, pragmatisme, discrétion et rigueur, ce domaine ira très loin et est en progression constante. A suivre....

Domaine Albert Boxler

Première visite au domaine Albert Boxler à Niedermorschwihr. Reçu par la femme de Jean Boxler, nous sommes installés dans la salle à manger dans une ambiance très familiale (le petit dernier trônant au début sur la table :-). D'emblée, je vois que la nappe bleu ciel ne nous permettra pas d'apprécier au plus juste la robe des vins.

Première déception: bien évidemment il ne reste plus grand chose à vendre et notamment quasiment aucun riesling sec. Il nous faudra repasser en novembre / décembre pour pouvoir profiter de la gamme complète des rieslings du Sommerberg et du Brand.

Le domaine fait 60% d'export (principalement vers les USA et les pays nordiques) mais garde 40% pour sa clientèle fidèle qui achète en direct. Tout à l'honneur du domaine qui souhaite garder un lien direct avec sa clientèle "locale". Sa renommée grandissante n' a rien changé à ça. Bravo!

Deuxième déception: l'entrée de gamme en 2008 m'a pas mal déçu et n'est pas du tout à la hauteur d'un domaine si réputé. Que ce soit le sylvaner, le pinot blanc ou le riesling, certes les acidités sont très vives voire tranchantes (ce qui n'est pas étonnant vu le millésime) mais les fins de bouche sont vertes et laissent une amertume pas des plus nobles. En outre, les quelques sucres résiduels du pinot blanc n'étaient pas les bienvenus. Quand est-ce que l'Alsace se réveillera et arrivera à faire des vins secs?


Parmi les peu de grands crus disponibles à la dégustation en ce mois d'août, on attaque par le Riesling Grand Cru Sommerberg Jeunes Vignes (JV) 2008 (15€). Enfin un vin qui me parle. La trame acide est belle et le vin est élancé. Par contre les jeunes vignes de 15 ans ne donnent pas toute la profondeur et la complexité que l'on attend de ce grand terroir. Assez bien, mais quid de revendiquer la notion de grand cru sur de si jeunes vignes.

Viennnent ensuite deux GC en pinot gris:
  • Pinot Gris GC Sommerberg 2008 (20€)
  • Pinot Gris GC Brand 2008 (20€)
Match aisément remporté par le Brand avec son surplus d'acidité et de fraîcheur. Les deux vins présentent une belle longueur mais ne laissent toutefois pas une impression mémorable. Les attaques sont un peu lourdes (particulièrement sur le Sommerberg) et le relais acide se fait un peu attendre. Aromatiquement on pourrait s'attendre à plus de complexité. Assez bien.

Je ferai impasse sur les gewurztraminer pour parler en dernier du Riesling Grand Cru Sommerberg Vieilles Vignes Vendanges Tardives 2005 (30€). Le vin qui m'a le plus plu dans cette matinée ma foi assez laborieuse. Tout est là pour en faire un grand vin dans 10 ans: densité et côté aérien, acidité/minéralité sous-jacente. Les sucres résiduels vont être un challenge pour la gastronomie mais en feront un beau vin de méditation quand ils seront un peu plus fondus. Bien

Conclusion: vous l'aurez compris, cette dégustation aura été placée sous le signe de la déception: verdeur des vins d'entrée de gamme, sucres résiduels beaucoup trop présents dans les pinots, condition de dégustation pas des meilleurs (sans doute venir en été n'est pas une bonne idée avec le ballet incessant des visiteurs au domaine). Une fois de plus, il ne faut pas se fier aveuglément au guide vert de la RVF qui attribue à ce domaine 3 étoiles.